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REGISTRES D
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[i558]
plians ordonner sur ce mon bon plaisir, et pour ce que je treuve que me Martin de Bragelongne, Lieutenanl particulier en la Prevosté de Paris, a eu le plus de voix pour Prevost des Marchans, et sçay qu'il est personnage qui se saura très bien acquicter de lad. charge au bien de mon service et contentement du peuple, je treuve bon que lad. eslection aict lieu, et semblablement pour le regard del'esleu Prevost pour ung des Eschevins. Mais quant à m° Nicole Du Gué, mon advocat aux Generaulx, qui se treuve avoir plus de voix pour l'autre estat de Eschevin, estant, comme il doibt estre, neccessaire a l'excercice de l'office qu'il a, je veulx et entends que au lieu de luy, Guillaume Larcher, qui a plus de voix après luy en lad. place de Eschevin, y entre, et non autre, vous priant à ceste cause, monsr le Cardinal, recevoir le serment des dessusdictz, ainsi que dit est, par moy acceptez et choisiz, et les admettre esd. estatz, comme vous savez qu'il est acoustumé, et à ceste fin vous renvoyé led. scrutin par lequel vous serez myeulx adverty comme tout y a passé; priant Dieu, monsr le Cardinal, vous avoir en sa saincte garde.
"Escript à Orcan, le xvin6 jour d'Aoust mil v°
LVIII, n
Signé : HENRY. Et plus bas : de L'Aubespine.
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que led. Du Gué ne le pourroit servir de son estat de advocat en la Court des Aydes et assister à la Ville pour excercer l'estat de Eschevin d'icelle. Oye laquelle responce, auroient esté mandez lesd, de Bragelongne, esleu Prevost, et lesd. Prevost et Larcher pour eulx trouver led. jour, à cinq heures de relevée, au logis de monsrle Cardinal de Sens pour l'aire le serment en ses mains desd, eslatz.
A laquelle heure Mess™ les antiens Prevost des Marchans, Eschevins et Greffier, vestuz de leurs robbes my parties, se seroient trouvez, et auroit esté leu led. scrutine devant mond. sr le Garde des Seaulx, present les autres scrutateurs.
Ce faict, l'ung des secretaires dud. sr Garde des
Seaulx auroit leu une lettres du Roy adressant aud.
sr Cardinal, dont la teneur ensuit :
18 août.
Lettres du Roy X Mons' le Garde des Seaulx. A monsr le Cardinal de Sens.
«Monsr le Cardinal, les Prevost des Marchans et Eschevins de ma ville de Paris ont envoyé devers moy le me des Comptes Guyot, Marcel et Lescalopier avec le scrutin de ce qui a esté dernierement arresté en leur Hostel de Ville sur l'eslection du Prevost des Marchans et deux Eschevins de lad. Ville au lieu de ceulx qui ont faict leur temps, me sup-
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II. — Ordonnance.
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21 septembre 1558. (Fol. 5 r°.)
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Du mercredi, xxie jour de Septembre mil vc lviii.
Au jour d'huy, au Bureau de la ville de Paris, après avoir oy la complaincte de plusieurs bourgeois de ceste Ville dc la penurye et neccessité d'eaue qui est en ceste Ville, a esté ordonné que le sire Claude Marcel, l'ung de nous, yra avec le fontenier de la Ville et autres gens qu'il vouldra prandre avec luy, faire clorre le robinet, thuyau et bassin qui va du costé de Sainct Ladre estant dedans le regard de lad. Ville, viz à viz dud. Sainct Ladre, jusques à ce que les eaues soient creues, et que autrement en soit ordonné'".
"L'an mil cinq cens cinquante huit, le jeudi
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xxn" jour du moys de Septembre, je me suis transporté au regard de la fontaine estant devant Sainct Ladre, où illec j'ay, en la presence du contrerolleur de lad. Ville, faict par me Guillaume Laurens, fontenier d'icelle, boucher et estoupper par dedans le bassin le thuyau allant dedans le logis de Sainct Ladre. Oultre ay faict tourner le robinet qui gardoit l'eaue, en sorte qui ne va aucune eaue dedans lad. maison de Sainct Ladre, le tout jusques à ce que autrement en aict esté ordonné par le Bureau de lad. Ville.
"Faict soubz mon seing manuel cy mys, les an et jour que dessus."
Ainsi signé : Marcel.
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O La fontaine Saint-Lazare, dont la source se trouvait à Belleville, était dans lo principe la propriété exclusive de la maladrerie de Saint-Lazare, elle devint municipale et publique dans la seconde moitié du xiv°siècle; un accord du 4 juin i364 nous apprend qu'à cette époque la Ville fit établir un réservoir avec deux tuyaux, l'un amenant l'eau au ponceau et à la bastide do Saint-Denis, l'autre desservant la maison de Saint-Lazare. (Cf. l'article de M. G. Fagniez, dans le Bulletin de la Sociétéde l'Histoirede Paris etde l'Ile de France, 1874, p. 80.)
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